SIL-LAB Innovations

Symposium HARTMANN

Le symposium HARTMANN, le jeudi 5 avril 2018, portera sur le thème de l’évolution des pratiques dans la prise en charge des plaies exsudatives.

Jeudi 5 avril 2018

Évolution des pratiques dans la prise en charge des plaies exsudatives

Lieu : Amphithéatre Louis Armand

L’exsudat provient d’un liquide qui a suinté des vaisseaux, similaire au plasma. La majorité du liquide diffusé est réabsorbé par les capillaires. La petite quantité de liquide non réabsorbée (environ 10 %) est renvoyée à la circulation centrale via le système lymphatique. Par conséquent, le suintement des capillaires est contrebalancé, à l’équilibre, par la réabsorption et le drainage du fluide. Lors de phase inflammatoire, les médiateurs spécifiques comme l’histamine, augmentent la perméabilité capillaire de sorte que les leucocytes puissent s’échapper et davantage de liquide puisse s’écouler des vaisseaux sanguins. Le fluide en excès pénètre dans la plaie où il constitue la base de l’exsudat. L’exsudat se compose : d’eau, électrolytes, éléments nutritifs, médiateurs inflammatoires, leucocytes, enzymes protéolytiques (ex. MMP), facteurs de croissance et déchets. Bien qu’un environnement humide soit nécessaire à une cicatrisation optimale, des conditions d’humidité ou de sécheresse extrêmes peuvent nuire à la cicatrisation. Tout excès d’exsudation peut poser problème dans la prise en charge locale de la plaie. Il peut être source de gêne et complications cutanées pour le patient et son entourage (fuite, altération de la peau péri- lésionnelle, macération et mauvaises odeurs) et aussi pour le soignant dans sa gestion au quotidien (prise en charge plus complexe et plus lente). Sa gestion, ne devrait pas se limiter pas à des aspects locaux, mais à une prise en charge plus globale et multidimensionnelle, prenant en compte les différents facteurs tels que la dénutrition, la déshydratation, la nécessité d'une contention veineuse ou d'un traitement anti-infectieux. Les pansements constituent, l’option principale de prise en charge de l’exsudat localement. Le choix d’un pansement sera principalement déterminé par sa capacité à contenir le volume d’exsudat souhaité, de contribuer à la cicatrisation et/ou de prévenir l’aggravation des lésions. Les pansements super-absorbants se positionnent aujourd’hui comme la meilleure alternative pour contrôler plus facilement ce symptôme, ce qui est très bénéfique aux patients.

Les participants à ce symposium bénéficient d’un panier repas.

Amélie CHOPIN Amélie Chopin, IDE, Pôle St Hélier, Rennes

Marguerite NICODEME Marguerite Nicodeme, IDE, Institut Curie, Rennes

Ce symposium aura lieu dans le cadre des JNIL 2018. Il se déroulera le jeudi 5 avril 2018 de 12h30 à 14h00.

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